Questions fréquemment posées 1-9

Questions fréquemment posées

1. Que dois-je faire si un de mes travailleurs se retrouve en situation de handicap ?

Si l’un de vos collaborateurs se retrouve en situation de handicap, il ou elle doit vérifier auprès du VDAB flamand, de l’agence wallonne AWIPH ou du service bruxellois PHARE s’il est reconnu comme travailleur en situation de handicap.

Si c’est le cas, il existe divers subsides, tant en Flandre, qu’en Wallonie et à Bruxelles. Vous ne devez donc pas vous inquiéter : le fait de garder votre travailleur ou de le reprendre n’impliquera aucun surcoût.

2. Quelle différence y a-t-il entre handicap et handicap à l’emploi ?

En parlant de travailleurs handicapés, on pense surtout aux personnes en chaise roulante, aux aveugles ou aux handicapés mentaux. Le mot handicap doit toutefois être interprété dans le sens le plus large du terme. La dyslexie, les TDAH, les rhumatismes, les problèmes cardiaques… Tout cela entre en considération comme handicap. En Belgique, quelque 15 % de la population est en situation de handicap.

La description exacte de ce qu’est précisément un handicap à l’emploi diffère d’une région à l’autre. Tant la Flandre, que la Wallonie et Bruxelles ont leur propre définition.

Il existe en outre une différence entre un handicap et un handicap à l’emploi. La frontière est donc mince. Un handicap devient un handicap à l’emploi lorsqu’il empêche les gens de trouver ou de conserver un emploi. Comme on travaille avec des définitions qui sont déterminées par région, certaines personnes restent parfois sur la touche, par exemple les malades de longue durée ou les patients souffrant du VIH.

Quoi qu’il en soit, c’est aux travailleurs qu’il appartient de faire constater qu’ils sont en situation de handicap. Ils peuvent à cet effet s’adresser aux services régionaux (VDAB en Flandre, AWIPH en Wallonie ou PHARE à Bruxelles).

3. Mon travailleur qui encourt un handicap peut-il continuer à participer à un environnement de travail concurrentiel ?

Oui. Un travailleur qui encourt un handicap n’est pas par définition moins efficace que ses collègues. Bien au contraire, moyennant quelques adaptations ou du matériel supplémentaire, il est aussi productif que les autres travailleurs. Et les pouvoirs publics interviennent dans ces adaptations.

Un exemple en Flandre

Imaginez que vous construisiez des sanitaires neufs. Dans ce cas, seules les toilettes spécialement aménagées pour les handicapés sont remboursées. Les toilettes « normales » ne sont naturellement pas remboursées. Un lève-personne sera par contre totalement remboursé, car aucun autre travailleur ne l’utilise.

Si vous achetez du matériel neuf dont vous avez de toute façon besoin, seul le surcoût est remboursé. Votre travailleur a besoin d’un siège de bureau spécial ? Le prix d’un siège de bureau normal est alors déduit du prix du siège de bureau adapté. Si un siège spécial coûte 1000 euros et qu’un siège normal coûte 250 euros, on vous rembourse 750 euros.

Un exemple en Wallonie

Si, suite à une amputation, un travailleur a besoin d’une machine spécialement adaptée, l’AWIPH rembourse la différence par rapport à une machine normale. S’il a besoin d’une toute nouvelle machine, l’AWIPH la rembourse intégralement

Si un handicap implique une perte de rendement, il existe des interventions qui compensent cette perte.

4. Comment faire en sorte qu’un travailleur en situation de handicap soit bien accueilli par son supérieur hiérarchique ?

Différentes organisations peuvent vous guider, comme Empower. Empower propose par exemple un coaching et une formation spécifiques. Cette organisation recommande aussi toujours d’élaborer un plan de diversité. Un tel plan prépare progressivement l’organisation et le(s) dirigeant(s)/supérieur(s) hiérarchique(s) à travailler avec des personnes en situation de handicap ou d’autres groupes à potentiel. Pour ce plan de diversité, vous pouvez demander des subsides supplémentaires, qui vous sont exposés en détail ici.

À Bruxelles et en Wallonie, il existe des interventions vous permettant de dégager du temps pour encadrer correctement votre travailleur en situation de handicap : en Wallonie, la prime au tutorat, à Bruxelles la prime de tutorat et la prime à l’intégration.

5. Quelles instances peuvent m’aider à trouver un travailleur adéquat en situation de handicap ?

Si, en tant qu’employeur, vous êtes spécifiquement à la recherche de travailleurs en situation de handicap, les canaux classiques ne suffisent pas toujours. Mais cela ne constitue pas un problème, car il existe des organisations spécialisées. Jetez par exemple un coup d’œil sur le site web de Wheelit.

Le GTB (Flandre) peut vous aider à trouver le travailleur adéquat. Une autre option consiste à envoyer votre candidature à des organisations axées sur la diversité. Pour la Flandre, il existe un site web pratique avec une mailing-list. Ces organisations se chargent alors de diffuser davantage votre offre d’emploi.

Il y a également des services d’encadrement en Wallonie et à Bruxelles, qui ciblent les handicapés. Pour cela, demandez conseils à l’AWIPH ou au service PHARE.

6. Comment puis-je « tester » un travailleur en situation de handicap sans devoir l’embaucher immédiatement ?

Il existe dans tout le pays des centres de formation qui apportent leur aide pour des stages ou des formations sur le terrain, également pour les personnes en situation de handicap. Ils vous sont proposés par le VDAB, l’AWIPH ou PHARE.

Grâce à des interventions, cela peut aussi être attrayant sur le plan financier. En Flandre, il y a la GIBO, la formation professionnelle individuelle spécialisée. En Wallonie et à Bruxelles, vous pouvez demander à l’AWIPH et à PHARE de régler pour vous un stage de découverte ou un contrat d’adaptation professionnelle.

Il existe même un subside supplémentaire en région bruxelloise : la prime à l’embauche. Si vous offrez à un travailleur un contrat temporaire de maximum trois mois, une partie des coûts salariaux vous sont remboursés.

7. Pouvons-nous faire appel à une agence d’intérim pour engager une personne en situation de handicap ?

Oui, les personnes handicapées peuvent elles aussi travailler via les agences d’intérim classiques. Les subsides appliqués sont alors partagés moitié-moitié entre l’agence d’intérim et l’employeur.

En Flandre, il s’agit de la VOP, à Bruxelles de la prime d’insertion et en Wallonie de la prime à l’intégration.

8. Quel soutien une entreprise comme la nôtre peut-elle recevoir en AYANT en service un travailleur en situation de handicap ?

Il existe de très nombreux subsides pour les travailleurs en situation de handicap que vous employez déjà.

En Flandre, il s’agit de la VOP, l’intervention dans l’adaptation du poste de travail et l’achat d’outillage et de vêtements, et l’intervention dans les frais de déplacement.

En Wallonie, il s’agit de la prime à l’intégration, de la prime de compensation, de l’intervention dans l’aménagement du poste de travail et de l’intervention dans les frais de déplacement.

À Bruxelles, il y a la prime d’insertion, l’intervention dans l’adaptation du poste de travail et l’intervention dans les frais de déplacement.

9. Quel soutien une entreprise comme la nôtre peut-elle recevoir en ENGAGEANT un travailleur en situation de handicap ?

Pour les nouveaux travailleurs, les mêmes subsides s’appliquent que pour les travailleurs que vous employez déjà. En Flandre, toutes ces interventions se recouvrent.

À Bruxelles, il existe un subside supplémentaire : la prime à l’engagement. Elle concerne les nouveaux travailleurs engagés avec un contrat temporaire.

À Bruxelles et en Wallonie, il y a encore la prime au tutorat, dans le cas où vous désignez un tuteur pour accompagner et guider un nouveau travailleur en situation de handicap.

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